Un mois après le retour de Cergy c'est pas mal de jeter un oeil en arrière.
Sur le moment j'avais franchement pas eu l'impression de me retrouver dans un état transcendant. En ce sens que ça faisait déjà quelques semaines que je faisais mes devoirs à la maison du mieux que je pouvais, asanas, un peu de pranayama, une certaine lutte contre la compulsion. Donc je me suis pointé là-bas dans de bonnes dispositions mais en me demandant un peu comment allaient tourner les choses.
Parce que s'engager auprès de quelqu'un sur la base d'une sympathie, même profonde, c'est un peu léger. Bon déjà en lisant les livres, les éventuels doutes étaient déjà bien dissipés, ce qui est déjà miraculeux compte tenu de la forme que prennent ces bouquins: Des majuscules en veux tu en voilà, des récits d'omnipotence/omniscience après tout invérifiables de prime abord, et une dévotion des scribes encore plus sucrée que la plus sucrée des sucreries indiennes, quand aux paroles d'Amm@ disons que c'est assez éloigné de Pr@jnanpad.
Par contre ce qui est clair c'est que si j'attendais là-bas un signe extérieur sous la forme d'une lumière foudroyante j'aurais pu attendre longtemps, au contraire de ce qui se lève intérieurement qui est certes moins spectaculaire mais beaucoup plus tangible.
Comme je disais, on met un peu d'ordre dharmique dans sa vie, un peu de bonne volonté sur place, et si ça se meut en enthousiasme très bien. On pourrait dire qu'on joue à croire que c'est vrai, les enfants font ça très bien d'ailleurs. Et on regarde les effets, notamment ce qu'on peut séparer entre une certaine exaltation (guère évitable) et ce qui relève de la simple harmonisation avec le monde extérieur.
Dans mon cas, je dois dire qu'étant relativement fermé à l'émotionnalité par nature, je n'avais pas l'impression d'être transporté si haut que ça, nul besoin de réfréner une envie extatique de danser. Je me sentais super bien mais sans l'impression de quoi que ce soit étranger à ma propre nature. Tellement bien d'ailleurs que les choses extérieures pouvaient bien tourner comme elles voulaient, bonnes ou mauvaises, ce n'était pas mon affaire. Une joie sans objet quoi.
Et puis c'est redescendu tout doucement, 10 jours, 2 semaines tout au plus, et retour à l'état normal. Non que ça aille mal, loin de là, mais ce n'est qu'alors que je me suis aperçu de la différence entre les deux. Et il y a un obstacle net bien qu'impalpable à se le remémorer, je me souviens de l'impression générale ressentie, celle que tout est fluide, mais tenter de replonger dedans, même un peu, c'est impossible.
Gurdjieff dit qu'en ressortant de certains états transcendants on ne se souvenait de rien, on croit être évanoui. Dans le cas où ça ait un rapport avec ma minuscule expérience perso, ce n'est pas tant une perte de conscience que la mémoire qui est ici inopérante à se rappeler l'expérience.
Et effectivement, être plongé dans un état qui dépasse ses capacités propres, on comprend que le cerveau n'y puisse rien ni pendant ni après.
Du coup toutes ces histoires de physiologie subtile (coucou le canal central) paraissent plus claires, c'est elle qui a du se purifier, et pas par mes soins ignares en ce domaine.
Et si la sensation est véhiculée par ces canaux, quand ils se referment il est clair qu'on en garde que la trace de ce que notre état habituel a permis (ou plutôt ne s'est pas opposé) à intégrer. De même leur réouverture doit entrainer la réactualisation de la sensation.
Ouspensky parle d'un truc similaire dans Fragments d'un enseignement inconnu.
Lorsqu'il pratiquait le Rappel de soi, qui s'accompagnait de son lot de sensations inhabituelles, il lui arrivait bien entendu d'oublier et de retomber dans l'état ordinaire, somnambulique où sont accomplies la plupart de nos actions. Et quand il se réveillait, ce qui s'accompagnait d'une vive sensation de retour à soi, il se souvenait justement des derniers moments où il pratiquait ce rappel avant de basculer dans le sommeil.
Une chose attenante est que dans les jours qui ont suivi la fin de Devi Bhava, quand les tensions et émotions conflictuelles habituelles sont réapparues, la première fois qu'elles surgissent, même à l'état embryonnaire, on ne peut que les remarquer tellement elles détonnent dans le paysage au goût paradisiaque. Par contre les fois d'après c'est plutôt les retrouvailles avec de vieilles amies certes encombrantes mais tellement rassurantes.
samedi 6 décembre 2008
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Encore une histoire pour les tout petits...
RépondreSupprimerhttp://www.zigonet.com/chien/un-enfant-survit-une-nuit-dehors-par-8-c-grace-a-deux-chiots_art3015.html
Houlala, la vidéo du chat qui masse le chien dans la colonne de droite...
RépondreSupprimerBon je me retiens, parce que vu les photos et vidéos que j'ai en réserve, ce blog pourrait ressembler à un mélange de 30 millions d'amis et Vidéo Gag.
Tiens regarde ça aussi: http://dogblog.dogstuff.com/news-about-dogs/dogs-who-dial-911/