Récemment j'ai vu Batman the Dark Knight et je me suis souvenu d'un commentaire de Clearmind qui trouvait que de la shakti s'en dégageait. C'est de prime abord assez étrange, le film est assez violent et noir, on ne l'associe pas immédiatement au tantrisme indien.
Suite à ses articles (en partie disparus) sur son blog sur cette Shakti, voilà ce que cela m'inspire.
Un peu comme dans les séquences de bataille dans les films, DK a un dynamisme assez effréné qui ne rend pas la violence qui s'en dégage stagnante, malsaine comme dans certains autres films qui semblent destinés à exposer les moyens les plus originaux et cruels de torturer des êtres humains (voir le post de John Warsen).
Certes le Joker fait ça mais tel qu'il est défini, ce qui l'intéresse c'est pas spécifiquement de faire souffrir tel ou tel, mais d'aménager l'espace pour déployer la spirale de son énergie destructrice, et les individus sont pris dans cette tourmente.
Ce qui m'a fait penser à D1eudonné et son délire de ces dernières années. A mon sens, à un moment il a fait un pas de côté (le fameux sketch cagoulé chez Fogiel) et est tombé dans le vieux champ de force du sentiment antisémite et depuis il se vautre dedans avec délectation.
Dans cette optique la question de savoir s'il est ou non antisémite est spécieuse, celle-ci se traitant au niveau énergétique, pas intellectuel. Disons juste qu'à tout le moins le manque d'empathie lui rend acceptable de blesser les ju1fs pour prolonger son ivresse. Et c'est là dessus que le flacon idéologique s'élabore: les mots, les concepts sont agencés pour créer un canal dans lequel s'élève cette énergie, d'en bas et qui monte à la tête dans tous les sens du terme. Il n'y a qu'à voir à des degrés divers les discours des hommes politiques, présents ou passés.
Par ailleurs dans la vidéo où il invite Faurisson, il dit à un moment que le lendemain on ne parlera que de ça. Force est de constater qu'il a eu raison. Çà doit être totalement jouissif, genre omnipotence, d'arriver à faire partir au quart de tour des journalistes et intellectuels de la sorte.
Et une fois accro, c'est assez contraignant, s'il veut obtenir un nouveau shoot le bougre est obligé de trouver un truc vraiment nouveau pour choquer, en toute logique il devrait donc finir par se convertir au judaïsme.
En fait pour bien comprendre ce mécanisme il faut le voir à l'oeuvre en soi.
La première fois que j'ai entendu parler des ju1fs, c'était enfant par le truchement de la si charmante expression "Fais pas ton ju1f" *. Je ne savais pas ce que ça voulait dire mais je pense que c'est ce qui a fait que je me suis connecté assez vite au champ énergétique de l'antisémitisme. Je veux pas dire que je l'ai jamais été, mais que en grandissant j'arrivais (c'est un processus relativement conscient, différent d'une haine viscérale) à partir en vrille en imaginant ce ju1f archétypal, celui du lobby qui dirigerait le monde, et le conflit au Proche-Orient y aide grandement.
Et ce plan primal cohabite, avec sur le plan intellectuel et affectif, un intérêt bienveillant pour cette culture et religion. Cela peut-être difficile à comprendre mais c'est ainsi.
Et dans un autre genre, j'avais aussi ce genre de fixette sur Petit Pimousse avant qu'il ne devienne président. Au fond il ne m'intéresse guère mais là encore quelque chose de profond se mettait en branle quand je pensais à lui. Ça doit avoir un rapport avec la forte énergie qui l'anime et qui donc fait résonner celle des autres, soit en attraction soit en répulsion. Ça évoque la façon dont Cristophe se connecte aux gens.
Jusque très récemment j'aurais dit qu'une fois reconnu c'est assez inoffensif, on sent la vague qui monte, éventuellement on surfe un peu dessus, et ultimement on attend que ça reflue et alors tout rentre dans l'ordre. Mais en fait ça laisse des traces comme si la puissance cette énergie forait des canaux dans le corps énergétique, et qu'après on se dirige préférentiellement vers ceux-ci.
Et pour finir sur DK, on voit aussi le syndrome Harvey Dent en quelque sorte, des gens tellement émotionnellement investis dans une cause qu'il en viennent assez facilement à basculer de l'autre coté. Par exemple des gens de gauche qui, quand ils parlent de fraternité, en viennent parfois à dégager une vrai violence.
* Qu'on pourrait d'ailleurs décliner "Quoi, tu refuses de travailler le dimanche, vas-y fais pas ton chrétien".
vendredi 17 avril 2009
samedi 28 mars 2009
Bhajans
Plein d'autres ici: http://www.raaga.com/channels/hindi/devotional.asp
Cocher le(s) morceau(x), cliquer sur Play selected, supporter une pub.
Ceux d'Amm@: http://www.prun.net/om-namah-shivaya/
vendredi 13 mars 2009
Empathie 2
J'ai un supérieur hiérarchique dont le comportement est assez éprouvant.
Ce qui marquant chez lui c'est qu'on voit nettement 2 tendances, celle d'exploser sur tout et tous de façon irrationnelle et parfois blessante, et d'un autre côté, quand il ne se sent pas attaqué, il peut lui arriver de faire preuve d'une ouverture innocente quasi enfantine. La première attitude devant protéger la seconde, à la façon d'un gosse qui pique une colère hystérique pour se protéger de l'autorité des parents.
Du coup je dois dire que j'ai une certaine empathie pour lui, on sent l'énergie qui anime cette personnalité chaotique et ce qu'elle pourrait faire s'il se tournait vers le Dharma*. En plus quand il sourit il ressemble assez à Ramdas.
Et en même temps ce n'est pas de la sympathie, son attitude générale étant franchement pénible. D'ailleurs il s'est retrouvé récemment à avoir indirectement de sérieux ennuis, le retour de karma dans toute sa splendeur. Je compatis, c'est une épreuve difficile, et lui souhaite de tout coeur de s'en sortir (c.a.d. d'évoluer) mais je n'irais pas jusqu'à avoir envie l'aider à s'en sortir (si je le pouvais) dans l'état actuel des choses.
Et au contraire autant je peux éprouver la sympathie pour mes collègues, autant l'empathie est plus difficile. Je veux dire, avec eux on peut discuter (un peu) mais ils ont leurs intérêts personnels, très louables certes, mais l'élargissement aux autres (ceux qu'on ne trouve pas immédiatement sympathiques par exemple) n'en fait pas partie, sa simple évocation a tendance à déclencher des commentaires paternalistes et blasés. Ce n'est pas très différent chez lui mais je ne peux m'empêcher de voir à ce niveau le gros potentiel refoulé derrière ses manières de dragon.
Pour reprendre la terminologie de Gurdjieff l'empathie résonnerait avec l'essence des gens, la sympathie avec leur personnalité.
Bref, tout cela est sans doute pas très clair, d'autant moins que je ne veux pas être factuellement trop précis mais ça me fait penser à quelques considérations qu'avait eu C. sur le fait que les avatars ne "voient" que les plus souffrants d'entre nous.
* Ca me rappelle l'histoire d'un saint qui se rend à la cour royale avec son plus proche disciple à l'invitation de la reine. Elle le reçoit avec cordialité et humblitude, s'enquiert de sa santé, discute de questions spirituelles. Sur ce arrive le roi qui rentre de la chasse, en voyant le sage il explose en reprochant à sa femme d'avoir encore invité un de ces beaux parleurs qui vivent de la générosité des autres et le chasse. Sur le chemin du retour, le disciple se plaint de ce comportement tout en remarquant que la reine, elle, est quelqu'un de remarquable. "Oublie la", lui répond le sage, "c'est une tiède mais son mari, lui, a du feu en lui. On pourra en faire quelque chose".
Ce qui marquant chez lui c'est qu'on voit nettement 2 tendances, celle d'exploser sur tout et tous de façon irrationnelle et parfois blessante, et d'un autre côté, quand il ne se sent pas attaqué, il peut lui arriver de faire preuve d'une ouverture innocente quasi enfantine. La première attitude devant protéger la seconde, à la façon d'un gosse qui pique une colère hystérique pour se protéger de l'autorité des parents.
Du coup je dois dire que j'ai une certaine empathie pour lui, on sent l'énergie qui anime cette personnalité chaotique et ce qu'elle pourrait faire s'il se tournait vers le Dharma*. En plus quand il sourit il ressemble assez à Ramdas.
Et en même temps ce n'est pas de la sympathie, son attitude générale étant franchement pénible. D'ailleurs il s'est retrouvé récemment à avoir indirectement de sérieux ennuis, le retour de karma dans toute sa splendeur. Je compatis, c'est une épreuve difficile, et lui souhaite de tout coeur de s'en sortir (c.a.d. d'évoluer) mais je n'irais pas jusqu'à avoir envie l'aider à s'en sortir (si je le pouvais) dans l'état actuel des choses.
Et au contraire autant je peux éprouver la sympathie pour mes collègues, autant l'empathie est plus difficile. Je veux dire, avec eux on peut discuter (un peu) mais ils ont leurs intérêts personnels, très louables certes, mais l'élargissement aux autres (ceux qu'on ne trouve pas immédiatement sympathiques par exemple) n'en fait pas partie, sa simple évocation a tendance à déclencher des commentaires paternalistes et blasés. Ce n'est pas très différent chez lui mais je ne peux m'empêcher de voir à ce niveau le gros potentiel refoulé derrière ses manières de dragon.
Pour reprendre la terminologie de Gurdjieff l'empathie résonnerait avec l'essence des gens, la sympathie avec leur personnalité.
Bref, tout cela est sans doute pas très clair, d'autant moins que je ne veux pas être factuellement trop précis mais ça me fait penser à quelques considérations qu'avait eu C. sur le fait que les avatars ne "voient" que les plus souffrants d'entre nous.
* Ca me rappelle l'histoire d'un saint qui se rend à la cour royale avec son plus proche disciple à l'invitation de la reine. Elle le reçoit avec cordialité et humblitude, s'enquiert de sa santé, discute de questions spirituelles. Sur ce arrive le roi qui rentre de la chasse, en voyant le sage il explose en reprochant à sa femme d'avoir encore invité un de ces beaux parleurs qui vivent de la générosité des autres et le chasse. Sur le chemin du retour, le disciple se plaint de ce comportement tout en remarquant que la reine, elle, est quelqu'un de remarquable. "Oublie la", lui répond le sage, "c'est une tiède mais son mari, lui, a du feu en lui. On pourra en faire quelque chose".
vendredi 13 février 2009
Empathie 1
Il y a quelques temps j'ai hérité d'un nouveau voisin en bas, et son principal loisir est de recréer chez lui l'atmosphère d'un champ de bataille au moyen de son ordinateur et d'un caisson de basse. Le problême c'est que les vibrations sont conduites jusque chez moi par un des murs et ça résonne dans l'appart. Après que le gardien et moi on soit allé le voir, tout en laissant paraître que je le gonflais franchement, il s'est un peu calmé mais c'est resté assez pénible surtout quand je dormais la journée. Çà a fait marmite quelques jours, sans que ça déborde trop certes mais c'était franchement perturbant (émotionnellement parlant je veux dire, "ça n'en finira donc jamais" ou imaginer torturer le gars, ce genre là).
D'autant plus que je voyais pas trop comment gérer ça. D'habitude les stress ont plutôt lieu au boulot avec le patron ou les clients et une fois rentré chez moi c'est assez facile d'attaquer ça avec l'approche de Prajn@npad, en substance "L'autre est différent de vous, et à sa manière lui aussi ne cherche qu'à relâcher sa tension". A froid c'est efficace mais quand je suis sur le grill c'est bof bof.
Et puis je suis tombé sur une phrase d'Amm@ conseillant à chaque fois qu'on relève une faute chez les autres de se demander si on ne l'a pas fait aussi.
Bon, déjà c'est pas comme si j'étais touché par une quelconque forme de cyberdépendance qui me ferait comprendre pourquoi s'abrutir devant un écran est si vital pour lui, alors j'ai regardé si je ne partageais pas ce petit coté "Après moi le déluge". Et j'ai facilement retrouvé tous les moments où je ne me préoccupe guère des attentes des autres. C'était vraiment comme si j'étais à la place du gars et à la limite quand son boxon me gonflait, ça rendait d'autant plus facile le transfert. Si avec la méthode de Prjd on cherche à réduire la distance avec l'autre à l'aide de l'intellect, là c'est plus rapide, plus essentiel, on devient l'autre en se servant des défauts comme porte d'entrée.
En fait on peut se demander pourquoi il est tant conseillé de ne voir que le bien chez les autres alors que le mal est lui aussi très efficace pour ressentir tout ce qu'on a de commun.
Et comme par hasard, depuis le bruit s'est atténué et est devenu supportable. D'ailleurs en y réfléchissant, à aucun moment la gêne n'a été intolérable, il y a bien 2 ou 3 fois où je me suis réveillé sans pouvoir me rendormir et où j'étais fatigué au boulot mais ça n'a pas été au point que ça s'accumule trop, en fait le plus gros du stress a été crée par ma façon d'aborder la chose. Et finalement c'est toujours ce qui s'est plus ou moins passé dans ma vie, je n'ai jamais rencontré de situation totalement bloquée, ou dit autrement elles se sont toujours débloquées extérieurement quand je les lâchais intérieurement. Comme si les difficultés étaient créées sur mesure pour aider à une évolution. Cristophe avait parlé de ça.
Bon maintenant j'ai une vie relativement correcte dans un pays relativement correct et je n'ignore pas qu'il a des coins craignos où un tas de gens sont enlisés dans des situations inextricables mais si on regarde chez nous les choses qui semblent inhumaines, comme le système économique qui broie les gens et l'environnement tout en permettant à quelques uns de se goinfrer de façon outrancière, ce qui me semble clair c'est que tout en étant révulsés par ces types, on refuse de reconnaitre à la fois ces tendances en nous (à savoir "tout pour ma pomme") et que nos appétits consuméristes constituent le socle de ce système. Se mettre de coté et dire qu'ils sont fous et avides est un peu facile, c'est plutôt tous nos petits bouts de folie et d'avidité qui s'agglomèrent et s'incarnent dans des individus. Et comme c'est hyper manifeste chez eux, en se mettant à leur place (si on a pas peur de se débrider) on peut plus facilement débusquer ces tendances en nous.
Enfin on devrait. Ce qui me désole depuis quelques semaines, c'est qu'on garde totalement le nez dans le guidon là où il nous est demandé/proposé d'élargir notre vision.
D'autant plus que je voyais pas trop comment gérer ça. D'habitude les stress ont plutôt lieu au boulot avec le patron ou les clients et une fois rentré chez moi c'est assez facile d'attaquer ça avec l'approche de Prajn@npad, en substance "L'autre est différent de vous, et à sa manière lui aussi ne cherche qu'à relâcher sa tension". A froid c'est efficace mais quand je suis sur le grill c'est bof bof.
Et puis je suis tombé sur une phrase d'Amm@ conseillant à chaque fois qu'on relève une faute chez les autres de se demander si on ne l'a pas fait aussi.
Bon, déjà c'est pas comme si j'étais touché par une quelconque forme de cyberdépendance qui me ferait comprendre pourquoi s'abrutir devant un écran est si vital pour lui, alors j'ai regardé si je ne partageais pas ce petit coté "Après moi le déluge". Et j'ai facilement retrouvé tous les moments où je ne me préoccupe guère des attentes des autres. C'était vraiment comme si j'étais à la place du gars et à la limite quand son boxon me gonflait, ça rendait d'autant plus facile le transfert. Si avec la méthode de Prjd on cherche à réduire la distance avec l'autre à l'aide de l'intellect, là c'est plus rapide, plus essentiel, on devient l'autre en se servant des défauts comme porte d'entrée.
En fait on peut se demander pourquoi il est tant conseillé de ne voir que le bien chez les autres alors que le mal est lui aussi très efficace pour ressentir tout ce qu'on a de commun.
Et comme par hasard, depuis le bruit s'est atténué et est devenu supportable. D'ailleurs en y réfléchissant, à aucun moment la gêne n'a été intolérable, il y a bien 2 ou 3 fois où je me suis réveillé sans pouvoir me rendormir et où j'étais fatigué au boulot mais ça n'a pas été au point que ça s'accumule trop, en fait le plus gros du stress a été crée par ma façon d'aborder la chose. Et finalement c'est toujours ce qui s'est plus ou moins passé dans ma vie, je n'ai jamais rencontré de situation totalement bloquée, ou dit autrement elles se sont toujours débloquées extérieurement quand je les lâchais intérieurement. Comme si les difficultés étaient créées sur mesure pour aider à une évolution. Cristophe avait parlé de ça.
Bon maintenant j'ai une vie relativement correcte dans un pays relativement correct et je n'ignore pas qu'il a des coins craignos où un tas de gens sont enlisés dans des situations inextricables mais si on regarde chez nous les choses qui semblent inhumaines, comme le système économique qui broie les gens et l'environnement tout en permettant à quelques uns de se goinfrer de façon outrancière, ce qui me semble clair c'est que tout en étant révulsés par ces types, on refuse de reconnaitre à la fois ces tendances en nous (à savoir "tout pour ma pomme") et que nos appétits consuméristes constituent le socle de ce système. Se mettre de coté et dire qu'ils sont fous et avides est un peu facile, c'est plutôt tous nos petits bouts de folie et d'avidité qui s'agglomèrent et s'incarnent dans des individus. Et comme c'est hyper manifeste chez eux, en se mettant à leur place (si on a pas peur de se débrider) on peut plus facilement débusquer ces tendances en nous.
Enfin on devrait. Ce qui me désole depuis quelques semaines, c'est qu'on garde totalement le nez dans le guidon là où il nous est demandé/proposé d'élargir notre vision.
samedi 31 janvier 2009
Reprise des hostilités
1 mois. Ça commence à se voir que mon silence est plus dû à la flemme qu'à une perturbation émotionnelle. Je vais tenter de conclure l'affaire "Moi contre Mooj1" sur une note constructive.
Déjà j'ai édité mon premier billet en mettant le lien vers la première partie de la vidéo avec la fille, ce qui m'a d'ailleurs un peu mieux fait comprendre sa façon d'interagir avec elle dans la 2ème partie.
L'essentiel c'est qu'avec l'esprit un peu plus clair je peux tenter de reconstituer le crash.
A la base il y avait un état d'esprit préexistant, du genre Ronchon without a cause qui a été aimanté par ces 2 vidéos. Comme il est assez fréquemment là en sourdine, j'ai toujours eu la croyance que je le tenais plus ou moins sous contrôle et qu'il n'influençait pas trop mes perceptions. Finalement j'ai vu qui contrôle qui, une baisse de vigilance et paf, possédé.
Si j'avais vraiment voulu m'en rendre compte j'avais un signal d'alarme à ma disposition. Rétrospectivement en regardant la vidéo je sentais bien qu'il y avait un truc qui clochait. Parce que "regarder" est assez impropre, a 3 ou 4 moments bien précis j'ai juste chopé les mots ou les mimiques qui renforçaient le cliché prédéfini, le reste de la vidéo étant passé à se monter le bourrichon.
Donc pour la prochaine fois, qui ne manquera pas de se produire, j'ai un début d'antidote, chercher à multiplier les moments d'intérêts pour le contexte, ce qui est dit, comment, par qui et pour qui. Bref commencer dans une optique d'enquêteur pour voir si mon idée initiale est infirmée ou confirmée, et puis essayer de déserrer l'étau, lâcher l'aspect ratiocinateur et logiquement l'empathie devrait croître d'autant.
Dernier point l'émotion qui a tirée les ficelles c'est certes la jalousie, le besoin de reconnaissance mais si je regarde la racine c'est nettement le besoin affectif primaire.
C'est d'ailleurs ce même voile qui m'avait été montré il y a quelque temps sur un problème un peu différent. Ce qui est marrant c'est que dans les 2 cas ça s'est suivi d'un changement intérieur momentané, comme des plaques de mon esprit en mouvement et pendant un certain temps ça ouvre pas mal de portes.
Maintenant il y a un contrecoup à ça (du moins pour l'instant), c'est que désormais j'ai beaucoup de mal à avoir un avis net sur quelqu'un qui parle spiritualité.
C'est sans doute pas plus mal, d'autant plus que j'ai eu un avant-goût de ce que pourraient être des perceptions autres: En revenant de chez Amm@ je me suis retrouvé à percevoir quelques enseignants et leur discours de façon plus directe, énergétique et ce (le critère me paraît révélateur) indépendamment de l'aspect attraction/répulsion, par exemple la lecture d'une page de Krishn@murti que j'aime bien m'a filé une sacrée migraine a Ajna Chakra.
Déjà j'ai édité mon premier billet en mettant le lien vers la première partie de la vidéo avec la fille, ce qui m'a d'ailleurs un peu mieux fait comprendre sa façon d'interagir avec elle dans la 2ème partie.
L'essentiel c'est qu'avec l'esprit un peu plus clair je peux tenter de reconstituer le crash.
A la base il y avait un état d'esprit préexistant, du genre Ronchon without a cause qui a été aimanté par ces 2 vidéos. Comme il est assez fréquemment là en sourdine, j'ai toujours eu la croyance que je le tenais plus ou moins sous contrôle et qu'il n'influençait pas trop mes perceptions. Finalement j'ai vu qui contrôle qui, une baisse de vigilance et paf, possédé.
Si j'avais vraiment voulu m'en rendre compte j'avais un signal d'alarme à ma disposition. Rétrospectivement en regardant la vidéo je sentais bien qu'il y avait un truc qui clochait. Parce que "regarder" est assez impropre, a 3 ou 4 moments bien précis j'ai juste chopé les mots ou les mimiques qui renforçaient le cliché prédéfini, le reste de la vidéo étant passé à se monter le bourrichon.
Donc pour la prochaine fois, qui ne manquera pas de se produire, j'ai un début d'antidote, chercher à multiplier les moments d'intérêts pour le contexte, ce qui est dit, comment, par qui et pour qui. Bref commencer dans une optique d'enquêteur pour voir si mon idée initiale est infirmée ou confirmée, et puis essayer de déserrer l'étau, lâcher l'aspect ratiocinateur et logiquement l'empathie devrait croître d'autant.
Dernier point l'émotion qui a tirée les ficelles c'est certes la jalousie, le besoin de reconnaissance mais si je regarde la racine c'est nettement le besoin affectif primaire.
C'est d'ailleurs ce même voile qui m'avait été montré il y a quelque temps sur un problème un peu différent. Ce qui est marrant c'est que dans les 2 cas ça s'est suivi d'un changement intérieur momentané, comme des plaques de mon esprit en mouvement et pendant un certain temps ça ouvre pas mal de portes.
Maintenant il y a un contrecoup à ça (du moins pour l'instant), c'est que désormais j'ai beaucoup de mal à avoir un avis net sur quelqu'un qui parle spiritualité.
C'est sans doute pas plus mal, d'autant plus que j'ai eu un avant-goût de ce que pourraient être des perceptions autres: En revenant de chez Amm@ je me suis retrouvé à percevoir quelques enseignants et leur discours de façon plus directe, énergétique et ce (le critère me paraît révélateur) indépendamment de l'aspect attraction/répulsion, par exemple la lecture d'une page de Krishn@murti que j'aime bien m'a filé une sacrée migraine a Ajna Chakra.
mercredi 24 décembre 2008
Pan sur le bec
Voir les commentaires du billet précédent et ici: http://clarte.skynetblogs.be/post/6554407/mooji-crois
Déjà c'est bien fait pour moi, j'avais qu' à pas être aussi vindicatif et péremptoire.
En fait la vidéo que j'ai postée m'ayant laissé une impression mitigée, j'en ai regardé une autre qui a motivé mon billet viscéral:
Au bout de 3 mn c'était insupportable, j'avais l'impression de voir Steven Seagall quand il parle du bouddhisme (par exemple dans le documentaire Words of My Perfect Teacher). L'affaire était pliée et aucune vidéo ou photo me le montrant différemment n'aurait rien pu y changer.
En fait je suis tout prêt à faire mon méa culpa, les photos et la vidéo chez Clearmind sont super, d'autres sur Youtube sont bien aussi, mes intentions du billet initial pour une bonne part n'étaient pas très louables. Mais cette vidéo là, c'est juste pas possible ... donc j'attends vos lumières.
Maintenant je peux parler d'un des voiles émotionnels qui joue. Dans la vidéo avec la fille, j'ai eu l'impression qu'il ne lui apportait pas ce qu'il devait. Ca me le fait assez souvent quand je tombe sur des questions-réponses ou des interviews de maitres spirituels. L'impression qu'ils ne répondent pas totalement à l'attente de leut interlocuteur, tout en ne sachant bien sûr pas dire exactement ce qui pèche. Donc c'est soit de l'orgeuil (je sais mieux qu'eux) soit un besoin affectif (ils doivent combler tous les manques).
Déjà c'est bien fait pour moi, j'avais qu' à pas être aussi vindicatif et péremptoire.
En fait la vidéo que j'ai postée m'ayant laissé une impression mitigée, j'en ai regardé une autre qui a motivé mon billet viscéral:
Au bout de 3 mn c'était insupportable, j'avais l'impression de voir Steven Seagall quand il parle du bouddhisme (par exemple dans le documentaire Words of My Perfect Teacher). L'affaire était pliée et aucune vidéo ou photo me le montrant différemment n'aurait rien pu y changer.
En fait je suis tout prêt à faire mon méa culpa, les photos et la vidéo chez Clearmind sont super, d'autres sur Youtube sont bien aussi, mes intentions du billet initial pour une bonne part n'étaient pas très louables. Mais cette vidéo là, c'est juste pas possible ... donc j'attends vos lumières.
Maintenant je peux parler d'un des voiles émotionnels qui joue. Dans la vidéo avec la fille, j'ai eu l'impression qu'il ne lui apportait pas ce qu'il devait. Ca me le fait assez souvent quand je tombe sur des questions-réponses ou des interviews de maitres spirituels. L'impression qu'ils ne répondent pas totalement à l'attente de leut interlocuteur, tout en ne sachant bien sûr pas dire exactement ce qui pèche. Donc c'est soit de l'orgeuil (je sais mieux qu'eux) soit un besoin affectif (ils doivent combler tous les manques).
samedi 20 décembre 2008
M0oji crois plus
En voyant cet énième avatar du Neo Advaita "Tout est déjà là, vous êtes l'un sans second", j'ai un peu mieux compris où était le problème. Et ce qui m'a mis la puce à l'oreille ce n'est pas tant le discours aussi formaté soit-il, Eckh@rt Tolle a à peu près le même et il est largement moins insupportable. C'est plutôt ce que la vidéo (beaucoup plus que les photos de son site) montre. Un coté prétentieux et condescendant caché derrière une façade chaleureuse. J'ai côtoyé une personne de ce genre. D'un age avancé et avec un parcours professionnel assez réussi, il était tellement bouché qu'il pouvait se payer le luxe de faire semblant d'être ouvert au autres, effectivement ne voyant que lui il posait sur tout le monde le même regard.
Tenir le genre de discours de la vidéo à des gens qui nagent en pleine confusion est criminel. Sûr qu'il vont zapper tout le travail de purification, long et difficile, qui pourrait leur permettre d'aborder cette philosophie non-duelle et vont s'établir avec la tête dans un état où une chape est créée qui bloque l'émergence de toute dissonance au sein de leur "expérience" de la vacuité. L'expression Essayer de s'envoler en tirant sur ses lacets est toute indiquée.
Je vois ce que disait Clearmind sur Douglas H@rding et sa V1sion sans tête, où cette dernière est au contraire très présente. Sur un blog de quelqu'un qui confessait n'avoir jamais eu d'expérience du divin contrairement à ses camarades de sangha, un commentaire lui répondait que c'était comme regarder ces images imprimées où on se concentrant apparait à un moment le relief en 3D.
Pour le coup je pense que cet exemple est rigoureusement à prendre au pied de la lettre, la perception visuelle du monde peut s'affiner et révéler des choses insoupçonnées mais si ce genre de vision peut se développer un jour j'ai tout lieu de penser que c'est le résultat d'un nettoyage d'un certain nombre de conceptions ordinaires grossières et pas d'un effort de la tête pour développer cette perception.
EDIT: Pour ceux qui tombent sur ce billet après une recherche Google, voir les commentaires et le billet suivant et celui d'après. Et j'ai aussi trouvé la première partie de la vidéo: http://fr.youtube.com/watch?v=CIfjQJSIs0k
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